Constant, interview à mots cousus

Dans le cadre du troisième trimestre des ateliers-découvertes autour de la cartographie, rencontre avec le collectif d’artistes belges Constant, qui a animé l’atelier-création du 6 au 10 décembre dernier.

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Peter, Wendy, Nicolas, An


Qui êtes-vous, présentez-nous votre mission en quelques mots ?

Nous sommes le collectif Constant, une association belge pour les arts et médias qui existe depuis 1997.
Actuellement, nous sommes un groupe de 5 personnes à y travailler (Wendy, An, Peters, Femke, Nicolas) et l’association compte 25 membres.
Nous travaillons sur des sujets comme l’alternative au droit d’auteur ou le cyberféminisme  (les relations de genres et de technologies, les questions d’accès…).
Nous développons deux axes de projets, des projets de production et des projets de recherche, qui vont de la performance, à la ballade vidéo, en passant par le design etc.

Qu’est-ce qui vous a motivé à prendre part au projet ?

La plupart du temps nous réfléchissons ensemble à nos projets mais nous ne les développons pas tous ensemble par la suite. Quand PiNG nous a invité nous avons donc trouvé que ce serait une bonne occasion pour nous rassembler.
Le projet proposé rassemblait tous les différents aspects sur lesquels nous travaillons : la cartographie pour Nicolas, le textile et l’électronique pour Wendy, la relation aux habitants des quartiers et l’exploration de lieux pour Peter, et la narration pour An.

C’était aussi pour nous l’opportunité de connaître PiNG de l’intérieur.  Nous avions déjà pu rencontrer Catherine et Julien dans le cadre du projet LabtoLab mais passer une semaine au 38 Breil nous a permis de voir comment ils travaillent.

A quel moment et comment intervenez-vous dans le projet ?

Nous avons créé une carte virtuelle et une physique à partir des histoires racontées par les participants aux ateliers. Pour récolter ces histoires, nous avons établi une liste de question autour du travail, que les participants se sont posés entre eux, sous forme d’interviews.
Le thème du travail, des conditions de travail, fait partie de notre champ de recherche. Nous avons pensé les questions de manière à faire ressortir des choses intéressantes dans les interviews, qui ne soient pas trop sentimentales et dans lesquelles les autres personnes peuvent se reconnaître.
La contrainte de choisir un moment précis dans sa vie professionnelle a permis aux participants de prendre du recul par rapport à leurs propres histoires.
En Belgique, nous avions travaillé sur un projet qui s’appelait Cuisine interne Keuken, dans lequel nous avions interviewé des personnes à partir de questions sur les conditions de travail : nous savions donc que ce thème permet d’amener des histoires intéressantes.

En partant de l’idée que les participants ont vécu une longue vie et sont plein d’expériences et de sagesse, nous souhaitions en profiter pour savoir ce qu’ils amèneraient pour construire un monde meilleur. Nous avons ainsi mené un débat sur le lieu idéal de travail, en prenant les désavantages de chaque histoire et en cherchant à les supprimer.

Merci PiNG!!

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